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Carime Igo : Un grand promoteur de la culture africaine

mercredi 28 mars 2012

Carime Igo, architecte décorateur en aménagement du territoire vivant en France depuis une trentaine d’années, fait partie des Burkinabè qui ont réussi leur intégration en Occident sans renier leurs origines. Son restaurant ‘’Le Faso’’, sis au 26 Rue Ferrari de Marseille, est une véritable vitrine de l’art culinaire et décoratif africains en général et burkinabè en particulier.

En effet, quand l’on y entre, la décoration des murs du restaurant vous renvoie tout de suite à des réalités africaines : des lutteurs noirs qui s’empoignent ; des portraits d’Africains comme celui du footballeur Burkinabè sociétaire de l’Olympique de Marseille, Charles Kaboré, par ailleurs parrain des lieux. En outre, quand l’on s’attable, les plats servis sont éminemment africains : attiéké, poisson braisé, poulets, pour ne citer que ceux-là. Et en nous y aventurant le vendredi 16 mars 2012 en compagnie de deux confrères, en l’occurrence Dieudonné Soubeaga et Hyacinthe Sanou, nous avons été agréablement surpris par ce que nous avons vu et entendu. « C’est un endroit convivial, de rencontres culturelles et sociales.

C’est un lieu d’accueil, de restauration. C’est l’endroit le plus abouti », nous explique, le promoteur Carime Igo. Véritable plaque tournante des Africains, amis et sympathisants du Burkina, le restaurant Le Faso, ne désemplit pas. En effet, la plupart des personnalités africaines, de passage ou de séjour à Marseille, y font un tour, ne serait-ce que pour se ressourcer sur le plan culinaire. Des membres de la délégation burkinabè au 6e Forum mondial de l’eau conduits par le ministre de l’Agriculture, Laurent Sédogo, l’ont visité. Tout comme l’ont fait avant eux les artistes Meiway et Gohou. La visite de Magic System était annoncée pour le 20 mars. A notre arrivée, outre le maître de céans et la serveuse Anna, il y avait deux artistes français d’origines africaines et deux compatriotes. Il s’agit notamment de Saidou Abatcha, artiste-comédien d’origine camerounaise ; d’Ibrahiman Koné, professeur de danse traditionnelle et chorégraphe d’origine ivoirienne ; du doyen François Sawadogo et d’Ismael Bancé.

A les écouter, M. Igo est une véritable chance pour la communauté africaine à Marseille, chacun témoignant des actions de solidarité qu’il a menées au profit des ressortissants Burkinabè ou de pays frères. ‘’Igo est un bon exemple’’, a laissé entendre le professeur Koné. Car, l’homme à travers ses actes montre que l’on peut réussir en Occident et rester attaché aux valeurs africaines que sont la solidarité vers les plus démunis, l’entraide, l’amour du prochain. Membre actif de la croix rouge internationale, il vient de signer un contrat avec une banque en vue de faciliter les conditions de logements des étudiants à Marseille. En Carime Igo certains voient déjà un futur élu de la commune de Marseille, tellement ses œuvres sont remarquables. Pourtant, rien ne lui présageait un tel destin.

Quand M. Igo arrivait dans la cité phocéenne il y a maintenant une trentaine d’années, il n’avait que 17 ans. Après son BAC, il va opter pour des études en architecture, avec la spécialisation décoration. Dès lors, il s’est adonné à cette activité qui lui procure épanouissement. ‘’Ça marche bien. J’aime l’art’’, nous confie t-il. Sa passion d’artiste décorateur, Carime la tient de sa mère qui était potière. Avec le succès qui est le sien aujourd’hui, l’entrepreneur immobilier est loin d’oublier son pays, son village d’origine, Gombousgou où il a déjà fait quelques réalisations. A Gombousgou, Igo s’apprête d’ailleurs à venir construire un hôtel de grand standing.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

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